Hernie discale & traitement : toutes les solutions pour la soulager

La hernie discale rend chaque mouvement du quotidien difficile et très douloureux. Pourtant, il existe de nombreuses solutions pour soulager ces douleurs.

Comment soigner une hernie discale ?

On considère le mal de dos comme la maladie du siècle. Ces douleurs peuvent être provoquées par une hernie discale, c’est-à-dire une saillie du noyau gélatineux d’un des anneaux fibreux situés entre chaque vertèbre de la colonne vertébral. C’est anneaux sont appelés disque intervertébral. Ce morceau de disque vient alors au contact des racines nerveuses partant de la moelle épinière.

La hernie discale provoque diverses pathologies telles que sciatique, par compression du nerf sciatique, cruralgie, lombalgie, dorsalgie, cervicalgie, névralgie cervico-brachiale, etc.

Une personne sur 50 sera un jour touchée par une hernie discale.

Faisons un point sur les différents traitements de la hernie discale existants et les postures pouvant soulager vos maux de dos.

Hernie discale & traitement : comment soigner une hernie discale ?
Hernie discale & traitement : comment soigner une hernie discale ?

Le repos : bonne ou mauvaise idée pour soigner une hernie discale ?

Lorsque le diagnostic de la hernie discale tombe et que la douleur est très aiguë, le médecin conseille très souvent quelques jours de repos complet. Ce repos peut être bénéfique afin de calmer l’inflammation, mais une absence totale d’activité n’est pas souhaitable. En effet, rester allongé ou inactif longtemps peut provoquer une fonte musculaire avec un affaiblissement des muscles du dos, qui ne ferait que fragiliser encore plus la colonne vertébrale. Il n’est donc pas recommandé de rester allonger plus de 2-3 jours.

Être actif oui, mais il faudra veiller à ne pas imposer de pression trop importante au disque intervertébral en souffrance. Trop d’activités pourraient augmenter l’inflammation et la douleur. On évitera alors le port de charges et les mouvements de torsion et de flexion répétées. Une ceinture lombaire ou lombostat peut être prescrite pour les patients souffrant d’une hernie discale lombaire, afin de protéger le dos dans les moments de sollicitation ou lors de trajets en voiture, et donc soulager les douleurs lombaires. Cette ceinture ne doit pas être portée en permanence afin de ne pas affaiblir les muscles du dos.

Les traitements médicaux de la hernie discale

Le traitement médicamenteux

Prescrit en première intention par les médecins, le traitement médical soulage 80 % des cas de hernie discale.

Afin de calmer la douleur, les médicaments prescrits sont les suivants :

  • Des anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS), comme le kétoprofène, le naproxène ou le diclofénac ;
  • Des antalgiques de palier 1 à base de paracétamol principalement, ou de palier 2, contenant des molécules plus fortes telles que la codéine, le tramadol ou l’opium, lorsque la douleur est plus aiguë ;
  • Un décontractant musculaire parfois, pour soulager les contractures réflexes des muscles du dos.

En cas de douleurs persistantes malgré ce traitement médical, un antalgique de palier 3 peut être prescrit avant d’envisager une autre solution de traitement de la hernie discale. Ces médicaments contre la douleur sont plus puissants et contiennent de la morphine. Parfois, un traitement oral à base de corticoïdes peut être également proposé au patient.

Attention ! Tous ces traitements ne sont pas conseillés aux femmes enceintes !

L’infiltration

Lorsque la prise de médicaments pour soulager la hernie n’a pas été suffisante, une infiltration près du nerf comprimé par la saillie discale, peut être proposée. Le médecin procède alors à une injection épidurale de corticostéroïdes (du cortisone) ou d’analgésiques. Ces infiltrations se font en 3 fois, et sont efficaces sur le court terme.

Autre méthode, l’injection d’enzymes dans le disque intervertébral sortant permet de détruire la partie saillante, et de soulager la compression des racines nerveuses. Cette technique peut provoquer des allergies, elle est alors moins employée.

Les manipulations et la kinésithérapie

Les manipulations des vertèbres ne sont pas conseillées en phase aiguë. Une fois cette phase passée, le médecin peut prescrire des séances de kinésithérapie afin d’accélérer la guérison, mais pas uniquement. En effet, des massages et des exercices de rééducation, de musculation et d’assouplissement peuvent éviter une récidive d’une hernie discale.

Le kinésithérapeute pourra aussi montrer au patient des exercices à reproduire chez soi, même lorsque la guérison sera complète. Ce sont de bons conseils pour une bonne hygiène de vie, et un bon entretien de votre colonne vertébrale.

Il est conseillé de renforcer les muscles du dos, mais aussi les abdominaux, afin de protéger le rachis et de prévenir une récidive. Exercer une activité physique régulière fait partie des conseils de prévention.

Enfin, des thérapies, telles que la chiropraxie et l’ostéopathie, peuvent aussi enlever des blocages mécaniques du dos et du bassin, pouvant être à l’origine d’un mauvais fonctionnement de la colonne et des vertèbres. Il sera toutefois important de signaler à votre thérapeute la présence d’une hernie discale, afin d’adapter au mieux le traitement.

Ne rien faire !

Dans la plupart des cas – 80 % -, la douleur liée à la présence d’une hernie discale disparaît toute seule sur le long terme, en un peu moins de 2 mois en moyenne.

Plutôt que de souffrir en attendant une guérison spontanée de votre hernie discale, votre médecin vous proposera un traitement médical qui vous soulagera.

La chirurgie pour soigner une hernie discale

L’opération chirurgicale pour soigner une hernie ne représente que 5 à 10 % des cas. Lorsque le traitement médical de la hernie discale s’avère inefficace, et que des symptômes montrent une compression importante et persistante des nerfs rachidiens, des traitements chirurgicaux peuvent être envisagés.

Toutefois, les chirurgies ne sont pas systématiques afin d’éviter les effets indésirables inhérents à toutes opérations : infection, mauvaise cicatrisation, hématome…

Un examen clinique du patient orientant vers une intervention de la hernie discale comporte la plupart du temps :

  • Des douleurs persistantes et intenses ;
  • Une faiblesse musculaire sur le trajet du nerf touché ;
  • Une paresthésie, c’est-à-dire des fourmillements ou des engourdissements, montrant une perte de sensibilité sur le trajet du nerf ;
  • Une paralysie, signifiant une atteinte motrice (un déficit neurologique moteur), avec une importante compression du nerf ;
  • Une incontinence anale ou urinaire.

La technique chirurgicale employée est alors une discectomie. Cette chirurgie consiste à enlever une partie, ou tout le disque comprimant la moelle épinière ou le nerf.

La microdiscectomie est aussi possible dans les cas de hernie discale lombaire, le but est le même, mais le chirurgien procède par cœlioscopie (par voie antérieure, en passant par l’abdomen). Ce procédé est beaucoup moins invasif.

L’hospitalisation pour une chirurgie d’une hernie est assez courte.

Les postures qui soulagent le dos

Les postures mettant au repos la colonne vertébrale vont avoir tendance à soulager les douleurs sciatiques et dorsales en levant la pression qu’exerce la hernie sur les nerfs.

Vous pouvez vous allonger sur le côté en « chien de fusil », en prenant soin de placer un oreiller sous votre tête pour le confort de vos cervicales, et un entre vos jambes.

Une autre position consiste à s’allonger sur le dos avec des coussins sous les genoux afin d’avoir un relâchement des vertèbres lombaires.

Enfin, évitez de vous installer dans votre canapé ! L’assise est souvent trop molle, vous risqueriez de ne plus en sortir et d’augmenter vos douleurs.

Il existe de nombreux traitements des hernies discales, bien que la douleur semble naturellement disparaître en quelques semaines dans la plupart des cas. Lorsque des douleurs persistent et que des signes d’aggravation apparaissent, comme une paralysie, une perte de force ou des fourmillements, une chirurgie de la hernie discale peut être envisagée. La disparition de la douleur ne signifie pas que la hernie a disparu, et des mesures d’hygiène de vie, comme l’apprentissage des bonnes postures et des bons gestes à adopter, peut constituer une bonne prévention de récidive.