La nutrigénomique dans votre assiette

de -18 mars 2011 - 224 pages - 2 avis

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La nutrigenomique dans notre assiette les genes ont leur part du gateau est un livre pour nutritionniste permettant d'approfondir vos connaissances bien-être et savoirs en nutrition.

La nutrigénomique dans votre assiette
La nutrigénomique dans votre assiette

Présentation de l’éditeur

Formatés par une société qui accorde une place prépondérante au bien-être et qui nous incite à prendre soin de notre apparence physique, nous sommes paradoxalement confrontés à un monde graduellement gagné par l'obésité et les maladies qui lui sont associées. Celles-ci reflètent l'inadéquation entre les régimes alimentaires modernes, la sédentarité croissante des populations et le patrimoine génétique que nous avons hérité de nos ancêtres. Comment parvenir à nous nourrir en bonne intelligence avec nos gènes et notre style de vie ? La Réponse se trouve peut-être du côté de la génomique nutritionnelle, ou nutrigénomique, cette toute nouvelle discipline qui s'intéresse à l'influence de l'alimentation sur les gènes. Médecine, biologie, sciences humaines, industrie pharmaceutique et industrie agroalimentaire trouveront avantage à s'associer pour faire de la nutrigénomique un élément d'innovation scientifique et sociétale dans la prévention et la lutte contre les maladies liées à des régimes alimentaires inappropriés. Walter Wahli est Professeur ordinaire au Centre Intégratif de Génomique de l'université de Lausanne dont il est le fondateur, et membre du Conseil Suisse de la Science et de la Technologie. Il est le lauréat du Prix Otto-Naegeli 2002, de l'european Fédération of Lipid Research Award 2002, et du Prix Hartmann-Mûller 2008. Nathalie Constantin est diplômée en sciences naturelles de l'école Polytechnique Fédérale de Zurich en Suisse, avec spécialisation en biochimie et en biologie moléculaire. Elle travaille depuis 2003 comme collaboratrice scientifique au Centre Intégratif de Génomique de l'université de Lausanne dans le groupe de recherche du Professeur Walter Wahli.

Revue de presse

Extrait de l'introduction Quand l'obésité s'oppose aux idéaux esthétiques de notre société moderne, entrave notre bien-être et met en péril notre santé Au sein de nos sociétés modernes, la quête du bien-être occupe une place prépondérante. Cette préoccupation se reflète dans la diffusion croissante d'émissions radiophoniques et télévisées sur le sujet "santé" ainsi que dans la profusion d'ouvrages, à disposition sur les présentoirs des librairies, se flattant de détenir la recette infaillible. Un grand nombre de ces publications proposent un chemin vers le bien-être passant par le "bien manger". Elles élèvent l'alimentation au rang d'alliée indispensable non seulement dans la quête du bien-être physique et psychique répondant aux idéaux de beauté de notre époque, mais également dans la prévention quotidienne contre certaines maladies par sa capacité à renforcer notre système immunitaire et à réguler notre métabolisme. L'humanité s'est toujours efforcée de combattre avec plus ou moins de succès les fléaux qui ont jalonné son histoire, si bien qu'aujourd'hui, grâce aux progrès de la médecine et à l'amélioration des conditions d'hygiène, l'espérance de vie de l'espèce humaine atteint des sommets sans précédent. Cependant, force est de constater l'apparition et le développement alarmant de maladies qui confrontent inlassablement la société à de nouveaux défis de santé. Dans un monde idéalisant l'homme moderne comme individu svelte, musclé, dynamique et épanoui dans sa vie privée comme professionnelle, éliminer le surpoids représente l'un des défis actuels majeurs. De manière paradoxale, le monde n'a jamais été si obèse, alors que les canons de beauté mis en avant dans les magazines relèvent de la grande maigreur (Figure 1. 1) ! Pourtant, Le lien entre alimentation et santé, aujourd'hui hautement médiatisé, n'est pas une découverte contemporaine. 1. Antiquité et nutrition Déjà dans l'antiquité, médecine et pratiques alimentaires se confondaient, comme nous le rapporte une citation d'hippocrate, le "père" de la médecine (370 avant J. -C. ) : "l'alimentation est notre première médecine." Fondée sur une conception du corps humain ancrée dans la théorie aristotélicienne des quatre éléments : l'air, la terre, l'eau et le feu (Figure 1. 2), l'école hippocratique considérait les maladies comme la conséquence d'un déséquilibre interne de l'organisme entre quatre humeurs, c'est-à-dire des fluides naturellement présents en proportions égales lorsque l'état de santé est bon. (... )