Diabetologie clinique

de - 21 novembre 2011 - 180 pages - 3 avis

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Ecrit par Gérard Slama, Diabetologie clinique est un livre référence pour développer ses connaissances bien-être et santé, et approfondir sa formation nutritionniste.

Diabetologie clinique
Diabetologie clinique

Présentation de l’éditeur

Au cours de ces cinq dernières années, le champ des connaissances en diabétologie s'est largement étendu, à la fois dans les domaines de la physiopathologie et de la clinique et dans celui, déterminant, des traitements. Il y avait donc urgence à rassembler observations scientifiques nouvelles et apports thérapeutiques originaux, tant dans les diabètes de type i et 2 que dans les formes secondaires, pour ancrer une prise en charge moderne de la maladie. C'est dans cet esprit qu'a été remaniée la version précédente de Diabétologie clinique et rédigée cette 4e édition, enrichie par les données récentes d'une activité scientifique féconde. Ainsi, cette édition a l'ambition de concilier les acquis essentiels du passé et les innovations les plus marquantes du présent, dans une perspective de progrès clinique, au service du patient. Martin Buysschaert Chef du Service d'endocrinologie et Nutrition aux Cliniques Universitaires St-Luc à Bruxelles, il est Professeur de médecine interne et d'endocrinologie à l'université catholique de Louvain (UCL) et Professeur Affilié à l'université de Porto (Portugal). Il est Président du Conseil de Secteur des Sciences de la Santé à l'ucl. Il est également Directeur de l'administration des Stages, Président du Jury de fin d'études de médecine et des maîtrises complémentaires de médecine interne et d'endocrino-diabétologie. Vice-Président des médecins Alumni, il est Rédacteur en Chef de la revue Louvain Médical. Il est Président élu de l'association Belge du Diabète depuis 2011.

Revue de presse

Définition et classification du diabète 1. Critères biologiques de diagnostic à l'état normal, la glycémie fluctue tout au long du nycthémère dans des limites étroites. Chez un sujet non diabétique, elle est de l'ordre de 70 à 80 mg/dl et ne dépasse pas 100 mg/dl à jeun. En période postprandiale, elle reste habituellement inférieure à 140 mg/dl. Le Diabète sucré est un syndrome regroupant un ensemble de maladies métaboliques ayant en commun une hyperglycémie. Celle-ci fait suite à une anomalie de sécrétion et/ ou d'action de l'insuline. L'hyperglycémie est responsable à terme du développement de complications vasculaires et/ou neurologiques. Les Critères actuels de diagnostic biologique sont indiqués dans les Tableau et Figure 1. Il y a diabète sucré lorsqu'une glycémie plasmatique à jeun est égale ou supérieure à 126 mg/dl ou, lorsqu'en présence de symptômes cliniques (Tableau 2), prélevée à un moment quelconque de la journée, elle dépasse 200 mg/dl. Le diagnostic peut également être posé sur la base d'une valeur égale ou au-delà de 200 mg/dl à la 120e minute d'une épreuve d'hyperglycémie provoquée par voie orale (HPO). Plus récemment, une valeur d'hémoglobine glycatée (hba lc) égale ou supérieure à 6, 5 % (48 mmol/mol) a également été validée comme critère de diagnostic (en l'absence d'interférence de dosage) (5. 1. 5. 2. ). La découverte d'une valeur pathologique, en soi suggestive de diabète, doit être confirmée, dans les jours suivants, par un de ces tests (sauf si le diagnostic repose sur une glycémie "non équivoque", supérieure à 200 mg/dl, associée à d'autres signes de décompensation métabolique et clinique). La rationalité de ces définitions biologiques repose sur l'observation d'une augmentation de fréquence des complications microvasculaires au-delà des seuils indiqués. Chez Certains patients, la glycémie à jeun est anormale (≥100 mg/dl) mais son taux (< 126 mg/dl) ne permet pas de poser le diagnostic de diabète selon les critères préétablis. Cette situation métabolique est typique d'une altération de l'homéostasie glucidique non diabétique (impaired fasting glycaemia ou IFG). Un statut analogue (mais sans doute plus précoce dans l'histoire naturelle de la maladie) est identifié par une valeur de glycémie supérieure à 140 mais inférieure à 200 mg/dl à la 120e minute de l'hpo (intolérance glucidique ; impaired glucose tolérance ou IGT) (Tableau et Figure 1). IFG et/ou IGT identifient l'existence d'un "prédiabète" ("hyperglycemia at a lower level than diabètes"). Le prédiabète est aussi identifié par un taux d'hba lc mesuré entre 5, 7 et 6, 4 %. Le prédiabète représente perse une entité pathologique et indique (sur la base d'études épidémiologiques) un risque élevé de développer un diabète "vrai" et/ou une complication macrovasculaire.