La Mycothérapie – Propriétés médicinales des champignons

de - 12 juillet 2007 - 190 pages - 1 avis - 23.90

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La Mycothérapie - Propriétés médicinales des champignons est un livre pour naturopathe permettant d'approfondir vos connaissances bien-être et savoirs en naturopathie.

La Mycothérapie – Propriétés médicinales des champignons
La Mycothérapie – Propriétés médicinales des champignons

Présentation de l’éditeur

Près de 700 espèces de champignons, d'après les chercheurs japonais, ont des propriétés contre le cancer et contre toutes sortes de maladies ! En Fait, nous redécouvrons à peine ce que savaient déjà les Anciens, qui ont utilisé les champignons pour se soigner depuis les temps les plus reculés. Découvrez donc dès à présent tous les bienfaits des champignons.

Revue de presse

Histoire de la mycothérapie Si l'usage des champignons médicinaux peut être remarqué très tôt dans l'histoire de l'homme, il paraît difficile d'affirmer avec certitude qu'ils étaient employés par nos ancêtres de Cro Magnon. Néanmoins, on peut se demander quel usage faisait l'homme préhistorique retrouvé dans les glaces en Autriche, des fragments de polypore qu'on a pu retrouver sur lui. Les premières traces de l'emploi des champignons à titre thérapeutique doivent être retrouvées chez les Asiatiques, car ce sont eux surtout qui ont employé ces végétaux pour leurs vertus médicinales. De nombreuses autres civilisations les ont consommés surtout à titre d'aliments ou à titre rituel, lors de cérémonies religieuses. Ainsi, les Grecs et les Romains employaient fréquemment les champignons dans leur cuisine, et tout mycologue amateur connaît la mythique amanite des Césars, magnifique champignon à chapeau orange, à lamelles, anneau et pied jaunes, et à volve blanche, terriblement convoité par tous les fins gourmets amateurs de champignons. Cette amanite était réservée aux empereurs romains et c'est en faisant passer un plat d'amanites phalloïdes, mortelles, pour un plat d'oronges vraies (autre nom de l'amanite des Césars), qu'agrippine empoisonna son mari l'empereur romain, Claude. Les chamanes sibériens et yacoutes, ainsi que les sorciers aztèques, zapotèques ou mayas employaient quant à eux les champignons hallucinogènes, lors de rituels religieux et divinatoires. Les chamanes de Sibérie et de l'extrême Orient russe étaient grands consommateurs d'amanites tue-mouches, champignon toxique provoquant des délires hallucinatoires propices aux transes divinatoires. Certains chamanes sibériens faisaient même consommer ces amanites par des individus plus ou moins sacrifiés, puis recueillaient leur urine. Ils buvaient alors celle-ci, qui contenait le précieux principe hallucinogène sans pour autant présenter la toxicité du champignon lui-même. Dans le golfe du Mexique, les sorciers employaient des champignons moins dangereux mais fortement hallucinogènes dont on a comparé les effets avec ceux du L. S. D. Ce sont principalement des champignons du genre psilocybe, panaeolus et strophaire. Mais revenons à l'usage médicinal des champignons. Les peuples asiatiques ont, depuis 4 000 ans environ, employé le fameux shiitake (Lentinus edodes) comme remède de longue vie. D'autres champignons chinois, comme le fameux champignon noir, bien connu des amateurs de restaurants chinois, font partie traditionnellement de la pharmacopée chinoise. En Europe, si le champignon a souvent été lié à la pratique de la sorcellerie et aux danses des sorcières (n'appelle-t-on pas les cercles de champignons que l'on trouve parfois dans les prés ou les bois, des ronds de sorcières ? ), Il a été aussi largement employé en médecine populaire. Les lactaires, pour combattre les maladies rénales, le lycoperdon, comme cicatrisant, l'hypholome en touffe, comme vomitif, ont été utilisés dans les siècles passés. Les barbiers allemands employaient même la poudre de Lycoperdon Bovista (ou Bovista giganted) pour limiter ou cicatriser les coupures lorsqu'ils rasaient leurs clients ! L'avènement De la médecine allopathique a rangé aux oubliettes la mycothérapie, même si certains champignons de type saccharomyces (levure) ou pénicillium ont fourni des moyens de traitement largement employés au xxème siècle. Actuellement, la connaissance de la mycothérapie est quasi-embryonnaire. De nombreux savoirs ont été perdus, même si certains vieux ouvrages nous sont transmis à travers les siècles, répertoriant, pour notre bonheur, les propriétés médicinales de quelques espèces de champignons. Mais les scientifiques contemporains ne se sont pratiquement pas penchés sur cette discipline, pourtant très prometteuse quand on songe aux larges pouvoirs que possède le shiitake. Actuellement, très peu d'études sont disponibles sur les champignons médicinaux. Les seuls à véritablement étudier cet aspect des champignons, ce sont les Asiatiques, et dans une moindre mesure, les Américains. Toutes les études actuelles, pratiquement, sont centrées en fait sur les propriétés toxicologiques des champignons (surtout de l'amanite phalloïde et du cortinaire des montagnes, deux espèces mortelles) ou bien sur les possibilités de cultiver les champignons (y compris les hallucinogènes). Néanmoins, les études américaines et asiatiques démontrent le fort potentiel thérapeutique des champignons. En effet, par exemple, nombre d'entre eux possèdent la capacité d'augmenter le niveau de production de cytokines, protéines fabriquées par le système immunitaire et destinées à améliorer la communication intercellulaire ce qui rend plus efficace la défense immunitaire. Les interférons, les interleukines, les facteurs déclenchant les leucocytes tueurs et certains facteurs antitumoraux sont précisément des cytokines. Le docteur Kousmine rappelle même dans son livre "sauvez votre corps", que les Japonais auraient découvert une substance anticancéreuse (sans doute le bêta-d-glycane), présente dans près de 700 espèces de champignons. Il suffit d'aller explorer le vaste espace de connaissances mycologiques qu'offre Internet, pour constater qu'il n'existe que très peu de place réservée au sujet des champignons médicinaux. Autant dire qu'un vaste effort de recherche reste à engager actuellement, et cela est d'autant plus urgent que notre mycoflore mondiale est très menacée, surtout dans les régions polluées par les fongicides et les pesticides, causes majeures de régression de nombreuses espèces de champignons, autrefois communs et devenus rares depuis.