En forme grâce à l’argile ! : Santé et bien-être au naturel

de -24 août 2012 - 143 pages - 7 avis - 17.00

Se procurer le livre

En forme grâce à l'argile ! est un livre pour naturopathe permettant d'approfondir vos connaissances bien-être et savoirs en naturopathie.

En forme grâce à l’argile ! : Santé et bien-être au naturel
En forme grâce à l’argile ! : Santé et bien-être au naturel

Warning: count(): Parameter must be an array or an object that implements Countable in /homepages/27/d571173355/htdocs/portailbienetre/wp-includes/post-template.php on line 310

Revue de presse

Les fondamentaux Un peu d'histoire Se rouler dans la boue, les animaux adorent. Est-ce par plaisir, ce qui serait leur prêter des sentiments humains, ou n'est-ce pas plutôt par instinct, pour satisfaire un réel besoin ? Le Bon sens veut qu'il s'agisse bien d'une tendance innée et puissante à utiliser ce qui leur est utile. D'autant plus que cette habitude semble être souvent le fait d'animaux malades ou blessés, qui n'hésitent pas, même, à ingérer de la terre. Une étude réalisée chez des primates montre que cette pratique, appelée géophagie, permet en premier lieu d'absorber des minéraux, en second de se débarrasser de toxines* et enfin de contrôler les diarrhées. Pourquoi ce qui serait bénéfique à l'animal ne le serait-il pas à l'homme ? On Imagine bien les hommes préhistoriques imiter leurs cousins primates. Et l'usage de se perpétuer. C'est ainsi que la tradition égyptienne fait référence aux boues du Nil, riches en argiles et limons, utilisées comme ingrédient purificateur lors de la momification des corps. Imhotep, architecte et médecin (2700 avant J. -C), Cite, lui, leur usage thérapeutique. En usage externe, pour calmer les brûlures et panser les plaies et, par voie interne, pour soigner les maux d'estomac, les diarrhées, les hémorragies de l'appareil digestif. Hippocrate, médecin grec (vers 400 ans avant J. -C), Qui a laissé son nom au serment éponyme prononcé encore aujourd'hui par les médecins à la fin de leurs études, préconise le recours à la terre de Lemnos, île volcanique du nord-est de la mer Égée, célèbre pour ses gisements d'argile. Considérée comme un puissant antipoison, elle servait, selon les textes retrouvés, à traiter les morsures de serpent, mais aussi les plaies vives, les brûlures, les maladies de peau, les rhumatismes et les goitres. Pline l'ancien (23-79 après J. -C), Auteur de l'histoire naturelle (compilation du savoir de son époque) qui compte 37 volumes, répertorie l'usage médicinal de différentes terres : celle de Lemnos bien sûr, qui empêche, écrit-il, les douleurs oculaires, mais aussi celle de Samos qui sert dans les cas d'hémoptysie et est employée dans les compositions ophtalmiques, celle de Sinope qui apaise les larmoiements, les inflammations des yeux. Cet usage ophtalmique, courant, semble-t-il, chez les Romains, fait curieusement écho à un miracle cité dans le Nouveau Testament, qui met en scène Jésus redonnant la vue à un aveugle en lui appliquant de l'argile sur les yeux. Plus tard, Avicenne, illustre médecin arabe (980-1037 après J. -C), Parle de l'emploi de l'argile dans ses nombreux traités de médecine. Un autre savant arabe, Ibn al-Baitar (1197-1248), né à Malaga en Espagne, évoque dans un traité de pharmacologie les mérites de huit terres : la sigillée (autrement dit celle de Lemnos), une terre égyptienne, celle de Samos, celle de Chio, la terre cimoléenne, la terre de vignes, appelée aussi ampelitis par Pline l'ancien, le bol d'arménie, et enfin la terre de Nishapur. À la même époque, l'école de Salerne, foyer de l'enseignement de la médecine au xiie siècle qui synthétise les connaissances médicales grecques, latines et arabes, fait référence elle aussi au bol d'arménie, précieux contre maintes "faiblesses". Au début du xviiie siècle, la même terre d'arménie figure dans un recueil de drogues pour soigner les vomissements, les diarrhées, le crachement de sang, les hémorragies, pour fortifier les vaisseaux et dessécher les plaies. Elle continue d'être mentionnée comme la terre de Lemnos dans plusieurs pharmacopées anciennes. De cette remontée dans le temps, une conclusion s'impose : un aussi long usage témoigne d'une efficacité certaine. Nos aînés, aussi pragmatiques que nous en matière de soins, faisaient appel à des médecines qui "marchaient". D'ailleurs l'emploi de l'argile en cas de plaies, de brûlures, de diarrhées et contre les poisons se retrouve dans les différentes civilisations, ce qui apporte une preuve supplémentaire de son efficacité.